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L’État : Les ouvriers n’ont pas de patrie

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L’État : Les ouvriers n’ont pas de patrie

174Marx et Engels voyaient dans ce principe la marque distinctive du communisme parmi les différents mouvements ouvriers. Est-ce à dire que la Révolution se construit sur la destruction des nations ?

Les prolétaires ont des intérêts communs indépendamment de leur pays, car tous sont victimes du même type d’exploitation socio-économique. Ainsi, « la nationalité du travailleur n’est pas française, anglaise, allemande, elle est le travail, le libre esclavage, le trafic de soi-même. Son gouvernement n’est pas français, anglais, allemand, c’est le capital. L’air qu’il respire chez lui n’est pas l’air français, anglais, allemand, c’est l’air des usines ». Les États créent des frontières artificielles entre les travailleurs, masquant la véritable division qui oppose la bourgeoisie et le proléta­riat. Pire, les bourgeoisies nationales manipulent les masses ouvrières : elles les opposent les unes aux autres pour les envoyer à la mort au nom de la « défense de la patrie » !

Pourtant, Marx et Engels n’excluent pas de leur doctrine l’existence des nations. Car le prolétariat de chaque pays doit s’efforcer de conquérir d’abord le pouvoir politique dans un cadre national, pour mettre ensuite un terme aux conflits nationalistes. L’ambivalence de cette conception se maintiendra longtemps parmi les mouvements qui se réclameront du marxisme, oscillant entre la promotion de la solidarité internationaliste (contre le capitalisme) et la défense de l’émancipation nationale (contre l’oppression coloniale).

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