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Benito mussolini

Vous êtes ici : » » Benito mussolini ; écrit le: 20 avril 2012 par Sameh

Benito mussoliniIntroduction:

Benito Mussolini (1883-1945), le Duce italien de 1922 à 1943, vient des rangs de la gauche. Journaliste, directeur du quotidien Avanti !, il est exclu du Parti socialiste italien lorsqu’il se déclare favorable à l’entrée en guerre de l’Italie, en 1914. Il fonde ensuite son propre mouvement, le Parti national fasciste, dans lequel les déçus de la victoire de 1918, ceux qui estiment que l’Italie n’a pas reçu la juste part territoriale de ses sacrifices militaires, se retrouvent bientôt.
En opposition au communisme qui s’inspire de la révolution russe, le fascisme, de 1918 à 1922, malgré son caractère syndicaliste et étatiste, s’allie de fait avec la bourgeoisie italienne et les propriétaires terriens. La tension monte jusqu’au choix qui est fait sinon de faire une révolution, du moins de tenter d’intimider le gouvernement par une action concertée. C’est une réussite. Après la « marche sur Rome » (28 octobre 1922), le roi Victor-Emmanuel III nomme Mussolini Premier ministre ; ses pouvoirs sont alors d’autant plus étendus que la fusion se fait rapidement entre le gouvernement et le Parti au sein du Grand Conseil du fascisme.
En 1924, la victoire des fascistes aux élections est contestée par la gauche, et notamment par le député socialiste Giacomo Matteotti (1885-1924). Celui-ci est enlevé le 10 juin et exécuté. Son corps n’est découvert qu’en août. Les députés de l’opposition refusent alors de siéger au Parlement, se « retirant sur l’Aventin ». Le 12 septembre 1924, c’est un député fasciste qui est assassiné à son tour.
Le 3 janvier 1925, Mussolini prononce le discours que nous présentons, dans lequel il assume l’entière responsabilité de la situation : le fascisme apparaît donc bien comme un système politique dictatorial fonctionnant sous une fiction, celle de la royauté qui est malgré tout maintenue. Cela n’est pas sans rappeler d’ailleurs la distinction originelle des pouvoirs du dux et du rex dans la Rome antique, lorsque le dictateur, appelé pour sauver la République, s’emparait de l’intégralité du pouvoir avant de le remettre, une fois la crise passée, aux mains de ses titulaires légitimes.
Mais la crise ne passera pas. Déçue de ne pas avoir les mains libres pour entamer des conquêtes coloniales en Éthiopie — conquêtes qui se révéleront d’ailleurs plus difficiles que prévu -, l’Italie quitte la Société des Nations fin 1937 et se rapproche de l’Allemagne. Mussolini, pourtant arrivé au pouvoir dix années avant Hitler, est placé dans un rôle secondaire par son allié du nord, avant et après l’entrée en guerre.
L’invasion du sol italien et les victoires remportées par les Alliés vont entraîner la destitution de Mussolini par le Grand Conseil du fascisme : le 25 juillet 1943, il est arrêté par ordre du roi après un vote du Grand Conseil. Libéré par un coup de main de commandos allemands, il crée, après avoir rencontré une dernière fois Hitler, la République sociale italienne, dite République de Salo, dans le nord de la péninsule, revenant alors à la doctrine syndicale originelle du fascisme.
Mais l’avancée des troupes alliées continue et Mussolini est finalement capturé et fusillé par des partisans le 28 avril 1945.

Discours de Benito mussolini

Cette atmosphere historique, politique et morale, je l’ai créée par une propagande:



Messieurs,
Le discours que je vais prononcer devant vous ne pourra peut-être pas être classé, à la rigueur, comme un discours parlementaire. Il peut s’en trouver parmi vous qui jugeront vers la fin de ce discours qu’il se rattache, par-dessus le temps écoulé, à celui que j’ai prononcé dans cette même salle le 16 novembre 1922.
Je vous déclare ici en présence de cette assemblée et devant tout le peuple italien, que j’assume à moi tout seul la responsabilité politique, morale et historique de tout ce qui est arrivé… Si le fascisme n’a été qu’une affaire d’huile de ricin et de matraques, et non pas, au contraire, la superbe passion de l’élite de la jeunesse italienne, c’est à moi qu’en revient la faute !
Si le fascisme a été une association de délinquants, si toutes les violences ont été le résultat d’une certaine atmosphère historique, politique et morale, à moi la responsabilité de tout cela, parce que cette atmosphère historique, politique et morale, je l’ai créée par une propagande qui va de l’intervention dans la guerre jusqu’à aujourd’hui.
Un peuple ne respecte pas un gouvernement qui se laisse vilipender. Le peuple veut que sa dignité soit reflétée dans la dignité du gouvernement, et le peuple même avant moi a dit : « Assez ! La mesure est comble ! »
Lorsque deux éléments sont en lutte et lorsqu’ils sont irréductibles, la solution est dans l’emploi de la force. Il n’y a jamais eu d’autres solutions dans l’histoire et il n’y en aura jamais d’autres.
Maintenant j’ose dire que le problème sera résolu. Le fascisme, à la fois gouvernement et parti, est en pleine puissance.
Messieurs, vous vous êtes fait des illusions ! Vous avez cru que le fascisme était fini…
L’Italie, Messieurs, veut la paix, la tranquillité, le calme laborieux ; nous lui donnerons tout cela, de gré si cela est possible, et de force si c’est nécessaire.
Soyez certains que, dans les quarante-huit heures qui suivront mon discours, la situation sera éclaircie, comme l’on dit, dans toute son ampleur. Et que tout le monde sache que ce n’est pas là le caprice d’un homme, que ce n’est pas un excès de pouvoir de la part du gouvernement, que ce n’est pas non plus une ignoble passion, mais qu’il s’agit seulement d’un amour puissant et sans bornes pour la patrie.

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