Philip Guston

> > Philip Guston ; écrit le: 12 avril 2012 par Hela

Né en 1913 à Montréal au Canada. Philip Goldstein, dit Philip Guston, fait ses études avec Jackson Pollock au Manual Arts Highschool (1927 à 1923) puis à l’Otis Art Institute (1930) à Los Angeles. Sa première exposition personnelle a lieu en 1934. Après un voyage au Mexique où il rencontre Siqueiros, il  rejoint Pollock, qui l’avait précédé, à New York en  1935. En 1951, il rejoint l’école de New York. Philip Guston est mort en 1980 à New York.

Œuvre

Dans les années trente, Philip Guston, influencé par les muralistes mexicains, exécute de grandes fresques pour les commandes publiques de la Work Projects Administration (1935-1940). Ses tableaux, antiracistes, s’élèvent contre les pratiques du Ku Klux Klan (Conspirators, 1930) ou parodient le monde de l’art. En 1940, il peint des portraits, des vues d’atelier. À partir de 1946-1947, il réalise ses premiers tableaux non figuratifs, des constructions grillagées [Zone, 1953- 1954). Puis, pendant vingt ans, son travail est proche de la tendance dite «color-field» de l’Expressionnisme abstrait. Mais, à partir de 1966, il refuse l’«académisme moderniste» et fait scandale en revenant à la figuration. Il affirme que l’art abstrait «est un mensonge, une comédie[..J, un masque pour cacher la peur de se révéler tel qu’on est». Pendant une dernière période, il traduit par des images métaphoriques, des formes simplifiées, marquées de noir – cagoules (The Studio, 1969), chaussures cloutées (Shoe, 1968), livres (Book, 1968), mains [Paw, 1968), etc. – ses préoccupations existentielles, politiques et sociales. Il prend encore le peintre pour sujet (Painting, Smoking, Eating, 1973), ou fait une série de Déluges, de natures mortes (Painter’s Table, 1973), car «c’est le seul bien de l’artiste – la liberté de faire ce que bon lui semble.»

Propos de l’artiste   «Je ne vois pas pourquoi la perte de la foi dans les images familières ou les symboles devrait être célébrée comme une liberté. C’est de cette perte que nous souffrons, c’est cette souffrance qui atteint le cœur de la peinture et de la poésie moderne.»

Vidéo : Philip Guston

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Philip Guston

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