Biographie Sigmund Freud
Biographie Sigmund Freud
Sigmund Freud (1856-1939) est un neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse, à la fois méthode d’investigation des processus psychiques inconscients, méthode de traitement des névroses et théorie générale du fonctionnement psychique. Né dans une famille juive de Moravie et formé à Vienne, il a profondément marqué la psychiatrie, la philosophie et la culture du XXe siècle. Son œuvre reste aussi l’une des plus discutées.
De la neurologie à la psychanalyse
Sigmund Freud naît le 6 mai 1856 à Freiberg, en Moravie (aujourd’hui Příbor, en République tchèque). Sa famille s’installe à Vienne alors qu’il est enfant. Il y étudie la médecine et se consacre d’abord à la recherche en neurologie et en neuroanatomie.
En 1885-1886, un séjour à Paris auprès de Jean-Martin Charcot, à la Salpêtrière, oriente son intérêt vers l’hystérie. De retour à Vienne, il ouvre un cabinet et travaille avec le médecin Josef Breuer, avec qui il publie les Études sur l’hystérie en 1895. Il abandonne peu à peu l’hypnose pour la méthode des associations libres, où le patient dit tout ce qui lui vient à l’esprit.
Les œuvres majeures
- L’Interprétation des rêves (1899, datée de 1900), où le rêve est présenté comme l’accomplissement déguisé d’un désir ;
- Psychopathologie de la vie quotidienne (1901), consacrée aux lapsus et actes manqués ;
- Trois essais sur la théorie sexuelle (1905) ;
- Totem et Tabou (1913), qui applique la psychanalyse à l’origine des interdits sociaux, dont celui de l’inceste ;
- L’Avenir d’une illusion (1927), critique de la religion ;
- Malaise dans la civilisation (1930).
Les concepts clés
Freud a introduit ou redéfini des notions devenues courantes : l’inconscient, le refoulement, le transfert dans la relation entre patient et analyste, le complexe d’Œdipe, les pulsions. À partir de 1923, il décrit l’appareil psychique selon trois instances : le ça, le moi et le surmoi. Autour de lui se forme un mouvement psychanalytique international, traversé de ruptures, notamment avec Alfred Adler et Carl Gustav Jung.
Religion, exil et mort
Freud se déclarait athée et voyait dans la religion une illusion née du besoin de protection, qu’il jugeait contraire au développement de la pensée rationnelle. Après l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938, il quitte Vienne pour Londres avec une partie de sa famille. Atteint depuis des années d’un cancer de la mâchoire, il y meurt le 23 septembre 1939.
Une œuvre critiquée
La psychanalyse a suscité dès l’origine de vives critiques. Le philosophe Karl Popper lui reprochait de ne pas être réfutable, donc de ne pas répondre aux critères d’une science. D’autres critiques portent sur l’efficacité des cures, difficile à évaluer, sur les reconstructions de certains cas célèbres et sur le fonctionnement fermé de certaines écoles. Son influence reste néanmoins considérable dans la psychothérapie, la littérature et les sciences humaines.


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