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Du sublime au ridicule , il n’y a qu’un pas

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Auteur : NAPOLEON Ier , en 1812

Explication

Monseigneur de Pradt (1759-1837) était un évêque intrigant et rusé. En 1812, l’empereur, qui admirait cet homme brillant, l’envoya à Varsovie comme ambassadeur. Il comptait ainsi préparer la campagne de Russie et utiliser au mieux, selon ses propres mots, « le sang polonais » dans la Grande Armée. Mais après la désastreuse retraite de Russie, il tint le prélat pour responsable de la désertion massive des Polonais. Lors d’une entrevue à Varsovie le 10 décembre, il le destitua.

Très amer, celui-ci devint un adversaire acharné. Après la chute de Napoléon, il raconta la journée de 1812. L’empereur, totalement découragé, aurait répété trois ou quatre fois à quelques personnes : « Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas. » Cette phrase, qu’il aimait d’ailleurs prononcer, est toutefois nuancée par une lettre de la comtesse polonaise Tyskievitch. Ainsi parle l’empereur : « Mais rien pour cela n’est désespéré. Peut-être ai-je fait une faute en allant à Moscou, et une autre en y prolongeant mon séjour ; la posté¬rité en décidera ; le ridicule est à côté du sublime ; rien donc dans tout cela n’est surprenant ; je commande à quarante millions d’hommes et je me dois à eux, il a donc fallu momentanément quitter mon armée ; je vais à Paris. »

Napoléon ne s’est jamais considéré comme un homme ridicule, ni dans ses lettres, ni dans ses mémoires dictés à Sainte-Hélène. Il a toujours eu une haute idée de lui-même. À cette date, il était décidé à rejoindre Paris au plus vite, car un coup d’État menaçait son trône. À cause d’une porte mal fermée (!), le général Caulaincourt, son aide de camp, a pu raconter en détail la scène orageuse où Napoléon congédia son ambassadeur, qui bredouilla de piètres justifications. Puis l’empereur remit un billet à son aide de camp ainsi rédigé : «Délivrez-moi de ce faquin!» Dans le Mémorial de Sainte-Hélène, l’ancien empereur remarque que l’ex-ambassadeur semble extrêmement tenir à dissimuler cette scène, qui fit beaucoup rire à l’époque. « Du sublime au ridicule » s’appliquerait donc davantage au prélat qu’à l’empereur en fuite…

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Vidéo : Du sublime au ridicule , il n’y a qu’un pas

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