Harry s. Truman

> > Harry s. Truman ; écrit le: 23 avril 2012 par Sameh modifié le 21 août 2018

Introduction:

Harry S. Truman (1884-1972) est élu vice-président des États-Unis en novembre 1944, en « ticket » avec Franklin D. Roosevelt. Il lui succède à sa mort, le 12 avril 1945, et est réélu pour un second mandat en novembre 1948.
Truman va donc devoir terminer la guerre avec le Japon.
Il ordonne ainsi les bombardements au napalm sur Tokyo, mais surtout la frappe atomique des villes de Hiroshima puis de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, entraînant la capitulation de l’empire du Soleil Levant — et par la même occasion démontrant à l’Union soviétique la puissance nucléaire militaire des États-Unis, préparant l’entrée dans la guerre froide en même temps que la sortie de la Seconde Guerre mondiale. L’allocution présentée annonce un nouveau monde, celui de l’atome. De l’atome militaire, avec une course au développement et à la dissémination de l’armement nucléaire qui n’est pas terminée aujourd’hui. Mais aussi de l’atome en tant que nouvelle source d’énergie civile, avec, ici encore, des débats sur son innocuité qui sont toujours d’actualité.
Favorable au dialogue international et soutien de la nouvelle Organisation des Nations unies, Truman sait aussi s’opposer, dès 1946, à l’expansion internationale du communisme. Il organise en 1948 le ravitaillement de la ville de Berlin, qui doit faire face au blocus soviétique, et décide en 1950 d’intervenir militairement en Corée.

Discours de Harry s. Truman

un avion américain a lancé une bombe SUR HIROSHIMA:

Il y a seize heures, un avion américain a lancé une bombe sur Hiroshima, importante base militaire nippone. Cette bombe avait une puissance supérieure à celle de 20 000 tonnes de TNT. Son pouvoir de destruction était deux mille fois plus grand que la bombe britannique qui était jusque-là la plus puissante du monde. Les Japonais ont déclenché la guerre en attaquant Pearl Harbor par les airs. Ils ont reçu la monnaie de leur pièce. La bombe atomique permet d’intensifier d’une manière nouvelle et révolutionnaire la destruction du Japon. Sa force relève de la force élémentaire de l’univers, de celle qui alimente le soleil dans sa puissance. Cette force vient d’être lancée contre ceux qui ont déchaîné la guerre en Extrême-Orient.
Nous avons maintenant deux grandes usines et plusieurs établissements se consacrant à la production de la puissance atomique. Le nombre des employés, au plus fort de la construction, a atteint 125 000, et plus de 65 000 personnes sont encore engagées maintenant dans ces usines. Nous avons dépensé deux milliards de dollars et couru le plus grand risque scientifique de l’histoire. Nous avons gagné.
Le fait que nous soyons en mesure de libérer l’énergie atomique inaugure une ère nouvelle dans la compréhension de la nature.
Je vais proposer au Congrès de prendre immédiatement en considération la création d’une commission de contrôle pour la production et l’usage de l’énergie atomique aux États-Unis. D’autre part, je vais recommander au Congrès d’examiner dans quelles conditions l’énergie
atomique pourrait devenir un instrument puissant du maintien de la paix mondiale.
Normalement, tout ce qui concerne la production de l’énergie atomique sera rendu public. Mais, dans les circonstances actuelles, on n’a pas l’intention de divulguer les procédés de la production, ni son application militaire, pour nous protéger nous-mêmes, et le reste du
monde, contre le danger d’une destruction soudaine.
C’était pour épargner au peuple japonais une destruction complète que l’ultimatum du 28 juillet a été publié à Potsdam. Les chefs japonais ont rejeté rapidement cet ultimatum. S’ils n’acceptent pas maintenant nos conditions, ils peuvent s’attendre à une pluie de destructions
venant des airs comme on n’en a jamais vu sur cette terre. Après cette attaque aérienne, les forces navales et terrestres suivront en nombre et en puissance, telles qu’ils n’en ont jamais vu auparavant et avec cette adresse au combat qu’ils connaissent bien.
Dans cette bataille des laboratoires, nous courrions des risques aussi terribles que dans nos batailles dans l’air, sur terre et sur mer. Nous avons gagné les batailles des laboratoires comme nous avons gagné les autres.

Vidéo : Harry s. Truman

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Harry s. Truman

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