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La Fayette , nous voici !

Vous êtes ici : » » La Fayette , nous voici ! ; écrit le: 7 octobre 2012 par lamia modifié le 5 février 2015

Charles-StantonAuteur : Charles Stanton , en 1917

Explication

Après trois ans d’une neutralité de plus en plus difficile à tenir, les États-Unis entrent en guerre le 6 avril 1917 aux côtés des alliés franco-britan¬niques. Les premières troupes débarquent à Saint-Nazaire le 26 juin. Le 4 juillet, fête de l’indépendance, le général Pershing, chef du corps expéditionnaire américain, se rend avec quelques officiers au cimetière parisien de Picpus, sur la tombe du marquis de La Fayette.



Dans son discours, il rend un hommage assez convenu à ce Français qui Incarne si bien l’amitié franco-américaine. De 1777 à 1782, le « Héros des  Deux Mondes » aida efficacement, de son propre chef puis avec l’accord de Louis XVI, les insurgés américains à conquérir leur indépendance. Depuis le mois d’avril 1916, quelques volontaires américains combataient d’ailleurs sur le front occidental dans l’escadrille La Fayette. Mais c’est un simple officier-payeur de l’état-major, le capitaine Charles Stanton, qui immortalise cette cérémonie en prononçant ces mots agréables à une oreille française : « Je regrette de ne pouvoir parler au bon peuple de France dans la belle langue de son juste pays (…). C’est avec une fierté amoureuse que nous hissons les couleurs, en signe de respect pour ce citoyen de votre grande république. Et ici et maintenant,  dans l’ombre de l’illustre mort, nous engageons nos cœurs et notre honneur à mener cette guerre jusqu’au succès. La Fayette, nous voici ! » Ces derniers mots eurent aussitôt les faveurs de la presse. Certains journalistes enthousiastes en firent même le plus beau discours de quatre mots jamais prononcé (Lafayette, we are here !) Évidemment, on les attribua aussi au général Pershing. «J’aurais bien voulu en être l’auteur»,

M’connut celui-ci dans ses mémoires. Le général s’était simplement ( ontenté d’écrire ces deux lettres sur le discours de son aide de camp :
« OK ».

Vidéo: La Fayette, nous voici

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