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Malheur aux vaincus

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Malheur aux vaincus

BrennusAuteur : Brennus , en 390 av. J.-C.

Explication

Après avoir pillé et incendié Rome, en 390 av. J.-C., les Gaulois assiègent la colline fortifiée du Capitole, où se sont réfugiés les sénateurs et les tribuns avec une partie des habitants. Un premier assaut déclenché au petit matin échoue. Puis les oies sacrées, élevées sur les pentes du Capi­tole par les augures du temple, déjouent un assaut nocturne en cacar­dant à tout-va.

Au 1er siècle av. J.-C., l’historien romain Tite-Live raconte l’épilogue du siège de Rome. Brennus, « roitelet gaulois », accepte après sept mois de lever le camp contre un tribut de mille livres d’or (environ 327 kg). « À cette terrible humiliation s’ajouta un affront supplémentaire : les poids apportés par les Gaulois étaient faux. Et comme le tribun [Ouintus Sulpicius] protestait, le Gaulois ajouta son épée dans la balance et prononça cette phrase insupportable pour un Romain : “Malheur aux vaincus” (vae victis) ! » Mais l’arrivée d’une armée de secours conduite par le dictateur Camille met les Gaulois en déroute et permet de resti­tuer leur trésor aux Romains.

Le Second Empire de Napoléon III a fait de Brennus un héros national. Avec trois siècles d’avance, ce chef gaulois vengeait la défaite subie par Vercingétorix et Ambiorix face aux légions de Jules César. Bien entendu,  l’anecdote sur Brennus, expédiée en quelques lignes dans les manuels scolaires, ne parlait pas du désastre qui suivit le mot fameux.

Vidéo: Malheur aux vaincus

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