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Fabrice Hybert

Vous êtes ici : » » Fabrice Hybert ; écrit le: 13 avril 2012 par Hela modifié le 20 août 2018

Fabrice HybertNé en 1961 à Luçon (Vendée) en France. Fabrice Hybert fait des études de mathématiques puis suit les cours de l’École des beaux-arts de Nantes (1980- 1985). Sa première exposition personnelle a lieu en 1986. En 1997, il représente la France à la Biennale de Venise. Il vit et travaille à Paris où il enseigne à l’École des beaux-arts.

Œuvre

Dès ses débuts, Fabrice Hybert envisage de lier activité artistique et entreprise privée. Pour Un mètre carré de rouge à lèvres (1981), il obtient parfumeur qu’il lui donne le matériau nécessaire la réalisation de son tableau. Il crée son logo un vert vif «qu’on rencontre rarement dans la sauf quand elle est en train de naître, au maximum de son énergie». Il le décline dans ses publications ses œuvres, sur sa chevelure. En 1994, il fonde SARL, la société LW (pour Unlimited Responsability A «responsabilité illimitée»). Il refuse de donner 50% de ses revenus à une galerie et affirme les artistes peuvent s’autogérer. Il met UR à la disposition d’autres artistes et revendique la collaboration avec des entreprises privées plutôt qu’avec l’état UR produit des livres et des catalogues, des éléments, des œuvres dites POF (Prototypes d’objets en  fonctionnement), qui peuvent «entrer dans une chaîne de production industrielle».



Les POF sont élevage de mouches (1991), une boîte avec mouches et  larves ; le Plus Grand Savon du monde/ Traduction (1990-1991), un savon de Marseille de 27 tonnes, 6 mètres de haut, 2 mètres de long, qu’il voit comme un autoportrait: «Je glisse des mains; je voulais montrer que j’étais impossible à cerner»; ou Balançoire (1995), un POF avec «excroissances libidinales ». il propose des dispositifs, comme les C’Hybert rallyes,  des jeux collectifs où le spectateur doit répondre  des énigmes pour gagner une œuvre (Vassivière,  2002), ou comme l’Hybertmarché, un atelier-dépôt vente de ses dessins et objets manufacturés créé pour le musée d’Art moderne de la Ville de Paris (1995).

Dans ses peintures et dessins, il mêle figures, objets, collages, schémas et écriture; il fait une peinture homéopathique, «une œuvre qui, à un moment donné, rassemble tous les chocs éprouvés, toutes les informations collectées depuis des mois pour montrer la nouvelle direction du travail» (Hydre rose, 2002). Il réalise des vidéos, dont un ensemble artistico-pornographique {Vendanges-Energy, 2001) ou des projets comme Telezine, studio d’enregistrement  de programme des émissions télévisées de la Biennale de Venise (1997).

Propos de l’artiste  «L’art c’est ce qui crée un comportement  différent. Qui montre que la vie peut   être autre chose, pas seulement ça, mais ça, plus  ça, plus ça encore, etc. L’art ne dérange pas, il ajoute.»

Vidéo : Fabrice Hybert

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Fabrice Hybert

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