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Félix González-Torres

Vous êtes ici : » » Félix González-Torres ; écrit le: 12 avril 2012 par Hela

Né  en 1957 à Güaimaro à Cuba. Félix González-Torres apprend la photographie à l’ICA de New York University puis complète sa formation au Pratt Institute de New York. En 1987, il rejoint le collectif  Group Material (alors composé de Julie Ault, Doug Ashford, Karen Ramspacher), qui traite des modes d’information et de leur rapport au public, de la politique. Il développe en parallèle une œuvre personnelle post-moderne qui fait appel à l’art conceptuel. Félix González-Torres est mort en 1996.

Œuvre.

À la fin des années quatre-vingt, Félix González-Torres présente des tableaux photographiques dont les images sont constituées de pièces de puzzles sous plastique. En 1991, il affiche sur les murs de New York de grandes images photographiques représentant un lit défait avec deux oreillers qui gardent la trace de deux têtes. Il réagit à une décision de la Cour suprême qui ne distingue plus le domaine privé du domaine public et permet de poursuivre la sodomie entre adultes consentants («Nos désirs intimes, nos phantasmes, nos rêves sont légiférés et intégrés dans le domaine public»). Il vient ensuite à des représentations poétiques, qui hésitent entre abstraction et figuration, des photographies de ciels en noir et blanc, en très grand format (Matrix, 1994). Il utilise des produits de consommation courante, de simples objets et fait des installations. Il crée des rideaux de lumière avec des guirlandes d’ampoules qui tombent du sol au plafond, montent le long des murs, s’enroulent sur le sol (Lovers-Paris, 1993) ; il accroche des rideaux de perles colorées. Il présente dans les galeries ou les musées des tas de bonbons qui s’étalent au sol ou s’empilent dans les coins (Sans titre [portrait de mon père], 1991, bonbons blancs). Il propose de même des piles de papiers, de textes imprimés qu’il pose à même le sol. Les visiteurs sont invités à partager et emporter une partie de la sculpture. Ses dernières œuvres sont marquées par le sida, la disparition de ses proches.

Propos de l’artiste.

«C’est une métaphore. […]. Je vous offre cette chose sucrée ; vous la mettez dans votre bouche et vous sucez le corps de quelqu’un d’autre. Ainsi, mon travail devient partie de tant d’autres corps. C’est très hot. Juste pendant quelques secondes, j’ai mis quelque chose de sucré dans la bouche de quelqu’un et c’est très sexy.»

Vidéo : Félix González-Torres

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Félix González-Torres



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