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Jean-Robert Ipoustéguy

Vous êtes ici : » » Jean-Robert Ipoustéguy ; écrit le: 13 avril 2012 par Hela modifié le 20 août 2018

Né en 1920 à Dun-sur-Meuse en France. Jean Robert Ipoustéguy commence à travailler à l’âge de dix-huit ans, mais s’inscrit dans le même temps aux cours de dessin du soir de la Ville de Paris (1938- 1948). En 1949, il se consacre définitivement à la sculpture. Sa première exposition personnelle a lieu en 1962 à Paris. Il vit et travaille à Choisy-le-Roi.

Œuvre

Jean Robert Ipoustéguy pratique la peinture de 1938 à 1956. Il vient à la sculpture en 1949 et, pendant une première période (1949-1958), sculpte des formes abstraites dans le plâtre et le ciment. En 1959, sa statuaire devient figurative et expressionniste : «C’était irrépressible. […] les têtes veulent sortir, naître !» Il sculpte des corps de femmes et d’hommes, le plus souvent nus : «Je conçois l’histoire de l’art comme une approche de la nudité» {la Terre, 1963 ; série des Jeunes Filles ou Homme passant la porte, 1966). Ses statues en marbre, faites en taille directe à Carrare, en bronze ou en fonte de fer, sont morcelées, fragmentées, et sont accompagnées d’un environnement architecturé (la Maison de Lénine, 1969).

Sa statuaire peut parfois être œuvre de désespérance (Roger et le peuple des morts, 1959). Elle est aussi Sculpture tactile ou Sculpture pénétrable dans les années soixante, quand il conçoit des pièces qui bougent lorsqu’on les touche (le Lion, 1964; Se/n tactile, 1968) ou que l’on peut «aller voir» avec la main (série des Gants). Elle devient érotique après un voyage en Inde (Album d’Omphale, 1974). Dans les années quatre-vingt, il introduit le travail des plans, puis des plans et ombres projetées et sculpte des masques et des paysages (Nocturne, 1986). Il reconnaît que son œuvre est principalement autobiographique: «Mes sculptures me racontent toujours.» En parallèle il se livre à une pratique régulière du dessin qu’il envisage comme «un travail autonome».

Propos de l’artiste

«Je me situe entre le baroque, cette volcanisation du contournement qui distribue, sur la sculpture, à part égale ombre et lumière, et le classicisme qui, lui, écarte le plus possible l’ombre de ses volumes. Mon besoin de mobilité – mais non de vitesse – cherche à m’écarter de l’une ou l’autre position pour une troisième.»

Vidéo : Jean-Robert Ipoustéguy

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