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Nancy Spero

Vous êtes ici : » » Nancy Spero ; écrit le: 26 avril 2012 par Hela

Nancy SperoNée en 1926 à Cleveland aux États-Unis. Nancy Spero suit les cours de l’Art Institute de Chicago (1945-1949) et des Beaux-arts de Paris (1950-1951), travaille dans l’atelier d’André Lhote (1950). En 1951, elle se marie avec l’artiste Leon Golub. Ils voyagent en Europe et aux États-Unis jusqu’en 1964, où ils s’installent à New York. Sa première exposition personnelle a lieu en 1962. En 1968 et 1969, elle rejoint deux mouvements: l’AWC (Art Workers Coalition) et le WAR (Women Artists in Révolution) et s’engage définitivement dans l’action sociale et féministe. Elle vit et travaille à New York.

Œuvre

De 1959 à 1964, Nancy Spero peint les Paris Black Paintings, une série de toiles «d’Amoureux, de Prostituées, de Mères et d’Enfants, de Monstres…». À partir de 1966, elle milite contre la guerre du Viêt- Nam avec The War Series, des dessins «métaphores du pouvoir et de la force». Depuis 1968, son travail traite des causes humanitaires et montre « la manière dont les femmes sont emprisonnées, culturellement et physiquement». Elle exécute des collages d’images et de textes, prend des empreintes de papiers découpés qu’elle déroule à l’horizontale et présente en formats gigantesques. Elle réalise les suites des Codex Artaud (1970-1971), des Torture of Women (1974- 1976), de Notes in Time on Women (1976-1979), de The First Language (1979-1981), de To the Révolution (à partir de 1981). Elle veut créer «un monument éphémère à la femme, prisonnière politique inconnue». Plus tard, elle trouve son inspiration dans la mythologie grecque, dont elle reprend personnages et thèmes dans ses peintures pour traiter de la position des femmes dans la société, de leur «permanence». Elle réalise un ensemble monumental pour le métro de New York (Artemis, Divas and Dancers, Lincoln Center Subway Station, mosaïque, 2000).



Propos de l’artiste

«Je crois que je suis tota­lement en contradiction avec la manière dont les êtres humains sont représentés dans notre société. Je pense que la référence universelle est masculine. Je tourne autour de cela et j’essaie de rendre la femme universelle.»

Vidéo : Nancy Spero

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Nancy Spero

https://www.youtube.com/embed/qQq2vByrCfE

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