Biographie: Nietzsche

> > Biographie: Nietzsche ; écrit le: 16 novembre 2011 par La rédaction

Biographie: Nietzsche

Philosophe allemand issu d’une famille de pasteurs. Après avoir renoncé à la carrière de pasteur, Friedrich Nietzsche étudie la philologie et s’intéresse à Arthur Schopenhauer. A l’âge de vingt-quatre ans, il devient professeur de philologie à l’Université de Bâle, mais il démissionne dix ans plus tard, en 1878, en raison de problèmes de santé qui l’affecteront toute sa vie durant (cép halées en particulier). Nietzsche se lie d’amitié avec Richard Wagner avec lequel il finira par se brouiller.

Sa pensée philosophique est portée par la passion, au risque de parfois s’égarer. Elle ne s’embarrasse pas de théories ou de systèmes démontrés. Le principe de sa philosophie est l’enthousiasme de la vie et sa morale une critique des idées chrétiennes de pitié et de résignation. Pour Nietzsche, la “morale d’esclaves” chrétienne place l’homme dans un état d’infériorité, et en fait une vertu; cette morale doit céder sa place à la “morale des maîtres” (Par delà le bien et le mal, 1886).

En déclarant “Dieu est mort” dans “Ainsi parlait Zarathoustra” (1883), Nietzsche considère la religion comme un alibi devant la faiblesse humaine et le malheur. Il fustige la morale ascétique des Eglises et rejette Dieu que l’homme a inventé pour contraindre l’humanité à la résignation. Mais Dieu étant mort, l’homme aliéné se libère du fardeau de la transcendance divine et de ses exigences morales et métaphysiques. Nietzsche constate cependant que l’homme, qui a tué Dieu, n’en a pas tiré toutes les conséquences en se contentant de transformer le christianisme en humanisme ou en se tournant vers un athéisme religieux.

L’œuvre de Nietzsche est une lutte pour la sauvegarde de l’homme devant le danger de la faiblesse et du nihilisme de la culture occidentale, produit par le christianisme qui détruit la vie en voulant la sauver. L’effort permanent pour surmonter le pessimisme doit transformer l’homme en “surhomme”, être exceptionnel, libre de toute servitude, qui saura assumer sa finitude. Par sa finesse d’analyse psychologique, Nietzsche peut être considéré comme un précurseur de Freud.

A partir de 1879, sa santé ne lui permet plus de travailler. Nietzsche vit seul et mène une vie d’errance en Italie et dans les Alpes où il trouve l’inspiration pour ses dernières œuvres. Il sombre dans la démence à partir de 1890. Après sa mort, ses propos, notamment dans “La Volonté de puissance”, sont déformés par sa sœur, qui voudrait y faire apparaître, à tort, des prémices aux idées du national-socialisme.

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