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Robert Morris

Vous êtes ici : » » Robert Morris ; écrit le: 18 avril 2012 par Hela modifié le 24 août 2018

Robert MorrisNé en 1931 à Kansas City aux États-Unis. Robert Morris fait ses études d’art à l’université de Kansas City puis à la California School of Fine Arts de San Francisco (1948-1951). En 1951 et 1952, il sert dans l’armée en Arizona et en Corée. Il fait ensuite du théâtre. De 1961 à 1963, il reprend des études d’histoire de l’art au Hunter College de New York où il enseignera plus tard. Sa première exposition personnelle a lieu en 1957. D’abord peintre expres­sionniste abstrait, il est, pendant les années soixante et soixante-dix, de toutes les avant-gardes. Il vit et travaille à New York.

Œuvre

Théoricien de l’Art minimal avec ses Notes sur la sculpture (1964), Robert Morris présente des Objets unitaires qui correspondent à l’« exigence de pureté» définie par le critique Clement Greenberg. Il   arrange des cubes, des boîtes en bois puis en matériaux divers en séries, les peint en gris ou suspend des bandes de feutre. Il propose des films et des perfor­mances, s’intéresse au Land Art, conçoit des environnements avec des miroirs (« métaphore matérielle de  l’espace mental») et des sons. En 1980, il vient à la figuration. Il élabore une œuvre picturale noire et blanche, dans de très grands formats. C’est une peinture du chaos, des toiles d’apocalypse, d’incendies, d’holocaustes où troncs d’arbres, cadavres et squelettes s’entremêlent ou s’effondrent dans des tourbillons de fumée. Dans les années 1990, il présente des séries de peintures à l’encaustique sur aluminium. Il s’inspire de Goya ou copie des photos de magazines. Il traite des rapports entre l’image et le langage. Il peint des personnages anonymes et tristes. Il parle de faillite politique et morale de la civilisation. Il crée également de grands labyrinthes avec des panneaux de contre-plaqué ou de tissu, dans lesquels il projette des vidéos, des diaporamas, qui ont à voir avec son passé ou avec celui des lieux pour lesquels il sont conçus (White Nights, 2000). Il témoigne ainsi de «la coexistence de l’œuvre et de l’espace du spec­tateur, la multiplication des points de vue, […] l’uti­lisation de l’étendue et d’espaces profonds et continus, […] l’importance du temps, la prise en compte des aspects subjectifs de la perception».



Propos de l’artiste

«La crise du formalisme est périodique et perpétuelle, pour que l’art puisse se renouveler, il faut se dépasser, arrêter de jouer avec des formes et des méthodes déjà utilisées et trou­ver une nouvelle manière de créer.»

Vidéo : Robert Morris

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Robert Morris

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