Le désir : Changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde

> > Le désir : Changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde ; écrit le: 13 septembre 2013 par imen modifié le 3 février 2015

L’enfant au centre de l’attention parentale grandit avec l’illusion que ses moindres caprices peuvent être satisfaits. L’adolescent conteste furieusement  toute entrave à la réalisation de ses rêves. Mais tous deux ne manqueront pas d’être exposés à l’amertume de la déception.

Averti de ce danger et inspiré par le stoïcien Épictète, auquel il emprunte cette formule, Descartes préconise la retenue : plutôt que de s’atteler à la tâche impossible de réformer la réalité, n’est-il pas plus sage de modérer nos désirs ? Car n’est-il pas déraisonnable d’espérer un monde adapté à nos vœux ? Mieux vaut s’épargner les désillusions de désirs insensés et s’accommoder d’un monde qui, s’il n’est pas à la hauteur de nos aspirations, n’en procure pas moins des joies simples et acces­sibles.

Une telle maxime peut révulser les révolutionnaires qui veulent chan­ger l’ordre des choses, ou agacer les publicitaires qui nous vendent le fantasme d’une société où tous les désirs seraient assouvis… à crédit.

Mais c’est sans doute parce qu’ils confondent hâtivement modestie et médiocrité, en jugeant que la prudence est le paravent de l’impuissant.

Il y a parfois plus d’ambition dans la tempérance que dans la soumis­sion à la tyrannie de nos désirs. Et plus de puissance dans la lucidité que dans la mélancolique rêverie, refuge de ceux qui ne peuvent se résoudre à accepter que le monde n’est pas au service de leurs appétits.

Vidéo: Le désir: Changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde

← Article précédent: Le désir : Le désir est l’essence même de l’homme Article suivant: Le désir : Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles de tout le site