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L’État : La guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens

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175Comment penser la guerre ? Réalité incontournable de l’Histoire, elle apparaît néanmoins par sa violence nier le principe de la politique, fondée sur le dialogue et l’accord des intérêts entre États. La férocité dont elle fait preuve semble témoigner d’une régression vers une époque sauvage, pré-politique, au point que certains progressistes, confiants dans le développement de la civilisation, ont pu penser que la guerre serait bientôt dépassée.

Or Cari von Clausewitz, penseur prussien dont l’ouvrage De la guerre (1834) fut d’une grande influence sur les états-majors européens, récuse cette vision. La guerre n’est pas un phénomène anachronique et les destructions qu’elle occasionne n’en font pas moins un instrument efficace au service des États. Recours ultime lorsque les dissensions entre puissances ne peuvent être réglées par la diplomatie, elle s’im­pose comme un outil à vocation politique dont aucun État ne peut a priori faire l’économie. C’est pourquoi elle n’est pas le symptôme d’une brutalité animale mais fait l’objet de stratégies rationnelles.

Au fond, la guerre ne vise pas la guerre : elle poursuit toujours un but politique, en priorité la paix, la défense d’un pays agressé ou la restauration d’une injustice à la suite de la violation d’un traité. Il revient donc, en définitive, au seul pouvoir politique de prendre la décision d’un conflit guerrier. Ce que ne démentit pas le ministre de la Guerre, Clemenceau, lorsqu’il déclara que « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires ».

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