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Antonio Saura

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Antonio Saura

ARTICLENé en 1930 à Huesca en Espagne. Antonio Saura ne fait pas d’études artistiques. Il commence à peindre en 1947. Sa première exposition personnelle a lieu en 1950 à Saragosse. En 1953, «A. Saura Surealista.”Part à Paris pour travailler avec le groupe surréaliste. Profondément déçu, Il se réfugie dans une peinture informelle qui lui paraît être seule capable de libérer l’expression d’«un automatisme psychique  pur». En 1957, il est cofondateur à Madrid du groupe El Paso qui, jusqu’en 1960, va tenter de donner une nouvelle impulsion à l’art espagnol contemporain et défendre l’Art informel. En 1991 et 1995, il travaille avec son frère le réalisateur de cinéma Carlos Saura à deux versions de l’opéra Carmen. Antonio Saura est mort en juillet 1998 à Cuenca en Espagne.

Œuvre

À la fin des années cinquante, Antonio Saura prône «l’organisation d’un chaos», le rejet des critères classiques : « figuration, composition, équilibre, beauté». Il peint des toiles noires, blanches et brunes, des Portraits imaginaires en hommage aux maîtres de la peinture espagnole, des Femmes, des Foules, des Crucifixions. En 1967, il s’installe à Paris et se consacre au dessin pendant dix ans (séries des Cartons, des Superpositions). À la fin des années soixante-dix, il recommence à peindre de grandes huiles d’où émergent des Écorchés, des personnages torturés, décomposés. Il est fasciné par le «monstrueux, le convulsif et l’intense» et affirme dans ses peintures qu’«amour et cruauté sont indissolubles» (séries des portraits de Dora Maar, Dora Maar Visi­tada, 1983 et des Portraits raisonnés). L’année 1994 est consacrée au Diario 1994, un ensemble de 365 dessins. Dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, il réalise des peintures monumentales pour des commandes (Saragosse, 1996). Tout au long de son œuvre, il pratique la gravure.

Propos de l’artiste

«J’ai une toile à remplir, je la remplis avec ce qui m’appartient mais aussi avec ce qui appartient aux autres. Mon regard n’est pas limité à mon propre travail, c’est un regard beaucoup plus vaste, surtout du point de vue historique. Un peintre, pour travailler, doit sentir ce besoin de remplir cette surface avec quelque chose qui lui correspond comme une vengeance personnelle.»

 

 

VIDEOS

Vidéo : Antonio Saura

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Antonio Saura

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