Édouard Pignon

> > Édouard Pignon ; écrit le: 23 avril 2012 par Hela

Né en 1905 à Bully-les-Mines en France. Édouard Pignon travaille à la mine puis à l’usine de 1920 à 1927. Il arrive à Paris en 1927 et entreprend des études aux Arts appliqués et à l’Université ouvrière. Sa première exposition personnelle a lieu en 1939. Engagé au parti communiste en 1933, dans la Résistance en 1941, ami de Picasso, marié avec la critique d’art Hélène Parmelin, Édouard Pignon est mort en 1993 à La Couture-Boussey en France.

Œuvre

Tout au long de sa carrière, Édouard Pignon pratique une peinture résolument figurative. Il dit: « Les abstraits suppriment le nerf de la création en supprimant la réalité». Catalanes, Ostende, l’Ouvrier mort, Oliviers, Combats de coqs, Pousseurs de blé, Têtes de guerriers, Seigneurs de la guerre, Nus rouges, Hautes Tensions sont les titres de ses grandes « périodes» picturales. Si les sujets de ses toiles évoquent souvent son engagement politique, il affirme que «la peinture n’est pas une campagne électorale» et il refuse de pratiquer le réalisme socialiste. Il met avant tout « la vie et la mort en spectacle». Il décline ses séries en aquarelles, céramiques-sculptures géantes et huiles. Peintre important, il refuse tout rattachement à un mouvement, à une Académie, toute mainmise sur sa liberté ; «Je vieillirais», disait Pignon.

Propos de l’artiste

«Eh bien ¡justement. La peinture ne veut rien dire, elle ne veut rien démontrer, elle veut seulement être. Et on ne cesse de la tuer en la faisant parler. Tu sais, comme les chiens: “ Il ne lui manque que la parole On lui a mis la parole. On l’a barbouillée de littérature, ou de philosophie, de tout ce qu’on voudra. Résultat: si on lui prend les mots qu’on met autour, elle perd son sang, elle devient exsangue et c’est la catastrophe : il ne reste rien.»

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