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Jean-Pierre Bertrand

Vous êtes ici : » » Jean-Pierre Bertrand ; écrit le: 3 avril 2012 par Hela

Né en 1937 à Paris. Jean-Pierre Bertrand travaille d’abord comme opérateur dans le cinéma puis vient a une production artistique en 1965. Sa première exposition personnelle a lieu en 1974. En 1999, il représente la France à la Biennale de Venise. Il vit et travaille à Paris.

Œuvre. Depuis le début des années soixante-dix, Jean-Pierre Bertrand élabore une œuvre très codifiée, métaphysique et symbolique, qui traite du langage et du nombre, de la pénétration de la matière par la lumière, de la réflexion et du temps. Il réalise des installations avec des médiums divers : peinture, photographie, dessin à la mine de plomb, film ou vidéo, minéraux et végétaux.

La lecture des Mémoires de Robinson Crusoé de Daniel De Foe, en 1972, fixe deux éléments fondateurs : le nombre 54 (qui peut se décomposer en 5 et 4) et le citron (symbole de perfection dans le judaïsme), qui reviendront en permanence dans son travail (Daily Mémorandum, 1972, cinquante-quatre textes et photographies sous verre). En 1975, il commence à imprégner du papier recyclé avec du sel, du citron et du miel (6 Impacts de citron sur papier miel-acrylique, 1985) et à emplir des boîtes de zinc ou d’aluminium de ses expérimentations plastiques (la Boîte aux 54 allumettes brûlées, 1977).

En 1981, il décide de présenter ses papiers imprégnés et ses photographies sous Plexiglas et de les cadrer d’une cornière en fer (4 Cadres + 3Citrons, 1982). Il les présente en fonction d’équations arithmétiques traduites par les Volumes syntagmatiques. En 1988, les écrits hassidiques de Dov Baer de Loubavitch rejoignent Robinson dans son panthéon littéraire d’explorateur

Artistique. Il réalise avec des néons 54 Lettres qui disent que «cinquante-quatre lettres bleues ne viendront pas à bout du verbe». En 1999, son installation du pavillon français à Venise constitue une synthèse : on y retrouve 54 cédrats (ethrog, en hébreu), 54 peintures jaunes lumineuses dans leur cadre métallique, des salles éclairées de lumière jaune; il défonce une partie du sol pour faire apparaître les soubassements, les degrés de passage du temps dans les lieux.



Il a réalisé pour des commandes publiques les vitraux de l’église de Bourg-Saint-Andéol (1990) ou des papiers/sel pour la synagogue de Delme (1995).

Propos de l’artiste. «Quand on touche le vide, on heurte le plein.»


Vidéo : Jean-Pierre Bertrand

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Jean-Pierre Bertrand

https://www.youtube.com/embed/AtnUvhtjBW0

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