Michael Andrews
Michael Andrews (1928-1995) est un peintre britannique figuratif, membre de ce que l’on a appelé l’école de Londres, aux côtés de Francis Bacon, Lucian Freud, Frank Auerbach ou Leon Kossoff. Peintre lent et exigeant, il a laissé une œuvre relativement peu abondante, où se succèdent scènes de la vie londonienne, peintures de lumière nocturne et grands paysages d’Australie, d’Écosse et de la Tamise.
Formation et débuts
Né en 1928 à Norwich, en Angleterre, Michael Andrews étudie de 1949 à 1953 à la Slade School of Fine Art de Londres, l’une des grandes écoles d’art britanniques. Il présente sa première exposition personnelle en 1958. Dans les années 1950, il s’impose comme l’un des jeunes peintres les plus attentifs à la figure humaine, à contre-courant d’une époque où l’abstraction domine la scène internationale.
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L’école de Londres
L’expression « école de Londres » a été employée à partir des années 1970 pour désigner un groupe de peintres qui, sans former un mouvement organisé, partageaient un attachement à la peinture figurative et à l’observation du réel. Michael Andrews en fait partie et fréquente les mêmes lieux que ses amis peintres, en particulier la Colony Room, club privé de Soho où se retrouvaient artistes et écrivains. Il en a tiré The Colony Room (1962), tableau qui saisit l’atmosphère enfumée de ce lieu et la présence de ses habitués.
Dans les années 1950 et 1960, il peint aussi des portraits et des scènes de soirées où les personnages semblent pris dans le tourbillon de la vie sociale, entre fête et solitude.
La lumière, la nuit et la pêche
Au début des années 1970, Andrews réalise la série des Lights, peintures de la nuit et de la ville où la lumière devient le véritable sujet. Il s’intéresse ensuite au monde aquatique avec la série des Schools (bancs de poissons), dans laquelle le poisson et la pêche deviennent des métaphores de la vie en société : l’individu y apparaît à la fois singulier et pris dans le mouvement du groupe.
Le paysage, des antipodes à la Tamise
Dans les années 1980, le paysage devient le cœur de son travail. Un séjour en Australie lui inspire une série consacrée à Ayers Rock (Uluru) et aux monts Olgas (Kata Tjuta), sites sacrés pour les Aborigènes, qu’il peint comme des masses colorées presque vivantes. Il peint aussi les Highlands d’Écosse, notamment des scènes de chasse au cerf dans la lande.
Dans les dernières années de sa vie, il consacre une série lumineuse à la Tamise, les Thames Paintings, où le fleuve londonien se dissout dans la lumière. Michael Andrews meurt à Londres en 1995.
Une peinture de l’atmosphère
D’une série à l’autre, Michael Andrews est resté fidèle à la figuration, mais une figuration attentive à ce qui échappe au contour : l’ambiance d’un lieu, la qualité d’une lumière, le sentiment d’un paysage. Il considérait que la peinture naît de l’image perçue plutôt que des idées abstraites, conviction qui rapproche son travail de celui de ses amis de l’école de Londres.

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