Peter Stâmpfli
Peter Stâmpfli, dont le nom s’écrit en allemand Stämpfli, est un peintre suisse né en 1937 à Deisswil, dans le canton de Berne, installé à Paris depuis la fin des années 1950. Associé au pop art européen et à la Figuration narrative, il s’est rendu célèbre par ses toiles consacrées à l’automobile, puis au pneu et à son empreinte, motif qu’il a décliné jusqu’à l’abstraction.
Formation et débuts
Après une formation artistique en Suisse, notamment dans l’atelier du peintre Max von Mühlenen, il s’établit à Paris. En 1964, il participe à l’exposition « Mythologies quotidiennes », au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, qui réunit de jeunes peintres décidés à réintroduire dans la peinture les images de la société de consommation. Il appartient ainsi, avec des artistes comme Jacques Monory, Hervé Télémaque ou Bernard Rancillac, à la génération qui a renouvelé la figuration en France dans les années 1960.
Des objets communs « plus grands que nature »
À partir de 1963, il part d’une image publicitaire ou d’une photographie pour peindre à très grande échelle des gestes et des objets si ordinaires qu’on ne les remarque plus : une machine à laver, un pot-au-feu, une cigarette. Isolés sur un fond uni, cadrés serré, peints en aplats nets, ces objets ne racontent aucune histoire. L’artiste disait rechercher un constat neutre, sans explication ni récit, volontairement froid comme une illustration de dictionnaire.
L’automobile, puis le pneu
Vers le milieu des années 1960, l’automobile devient son sujet presque exclusif : volants, calandres, roues, carrosseries. Ses toiles adoptent parfois la forme découpée de ces fragments et s’organisent en fonction de l’espace d’exposition. Peu à peu, il ne retient plus que le pneu, puis la seule trace de sa bande de roulement, agrandie jusqu’à devenir un motif graphique proche de l’abstraction. Ces structures noires et grises, plus tard associées à la couleur, se retrouvent dans des peintures, des pastels, des sculptures en relief et des installations de grande taille. Il a aussi réalisé des films dans le prolongement de sa peinture.
Un regard d’écrivain
Georges Perec, attentif aux objets du quotidien et aux contraintes formelles, lui a consacré un « Alphabet pour Stämpfli », l’un de ces poèmes qu’il composait à partir d’un petit nombre de lettres. Ce dialogue entre l’écrivain des inventaires et le peintre de l’empreinte dit bien l’enjeu de l’œuvre : regarder autrement ce que l’on ne voit plus à force de le voir.
La trajectoire de Stämpfli, de l’objet de consommation au motif abstrait, illustre l’un des chemins de la peinture européenne après le pop art : partir du réel le plus banal pour aboutir à une forme pure, sans jamais renier son origine.



1 réponses pour "Peter Stâmpfli"
Beaucoup d’erreurs pour un article aussi court:
– Stämpfli avec un trema, et non pas un accent circonflexe.
– Georges Perec est décédé en mars 1982 Georges Perec, « Alphabet pour Stämpfli » a paru dans le catalogue de l’exposition « Peter Stämpfli : œuvres récentes », Centre Pompidou, 1980, p. 5-7
– Stämpfli, peintre de la Figuration narrative? peu probable.
Peut-être y a-t-il d’autres erreurs
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