Yasumara Morimura

> > Yasumara Morimura ; écrit le: 18 avril 2012 par Hela

Né en 1951 à Osaka au Japon. Après une première exposition personnelle en 1983, Yasumara Morimura rejoint le courant des photographes qui, depuis les années quatre-vingt-dix, utilisent palette graphique et impression numérique. Il vit et travaille à Osaka.

Œuvre

Yasumara Morimura utilise l’ordinateur pour se transformer «en un nombre infini d’objets et de personnalités». Il se permet ainsi «toutes sortes d’existences, et même des choses qui n’arrivent pas à des créatures vivantes. Pour [lui] ; la limite entre la vie et la mort est extrêmement vague». Depuis le début des années quatre-vingt-dix, il travaille en parallèle à deux séries. Pour Histoire de l’art, il utilise des copies de chefs d’œuvre de l’histoire de l’art occidental des  origines à nos jours. Il se met à la place des sujets dûment maquillé et vêtu en costume d’époque.il  devient Ménine de Velázquez (Daughter of Art  History, Princess B, 1990). Il prend la tête de la Joconde (Mona Lisa, 1998) ou la transforme jusqu’à ce qu’elle se retrouve nue, enceinte et les yeux bridés (Mona Lisa in Pregnancy, 1998).il  inscrit son visage sur les pommes d’une  nature morte de Cézanne (Criticism and the Lover Art, 1990). Il crée également des montages vidéo. Pour Me Descending The Stairs for Gerhard Richter (1998), on voit une ombre qui descend une marche (allusion au Nu descendant l’escalier de Marcel Duchamp) dans un flou richtérien. Pour Actress, son autre série, il se travestit en actrice hollywoodienne. Ses photographies tiennent de la performance, deviennent interrogation sur l’ambigüité   sexuelle, l’illusion. Il se transforme en Brigitte Bardot, en Marylin, et n’hésite pas à reprendre la  célèbre photographie de l’actrice dont la  robe se soulève et à montrer crûment son sexe d’homme sous la robe (Self-Portrait as a Movie  Actress (Black Marylin), 1996).

Propos de l’artiste

«Je suis japonais, alors pourquoi est-ce que je fais une œuvre en relation une vision occidentale? Parce qu’elle est aussi proche de moi que l’art japonais. Si j’avais utilisé le tableau pour explorer mes thèmes, j’aurais fait preuve de partialité envers une expression occidentale. Mais les photographies ne sont pas plus japonaises qu’occidentales; elles traduisent ma vision de l’existence entre deux mondes.»

Vidéo : Yasumara Morimura

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Yasumara Morimura

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